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Rainy Dog

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les avis de Cinemasie

5 critiques: 3.5/5

vos avis

24 critiques: 3.3/5

visiteurnote
White Snake 4.5
Anel-kun 3.5
Antaeus 3.5
Catt 4
Chip E 2.5
chronofixer 4.25
DarK ChoueTTe 3.5
Flichtenbloden 3.5
hendy 4.25
Illitch Dillinger 3
Izzy 3.75
jinroh 3.25
JoHell 3.5
koalaurent 3
nisei 4
Oh Dae-soo 3
Oiggab 1.75
Phildu62 1
Pikul 2.25
Samehada 3.75
Sauzer 3.25
Scalp 3.25
spud 3
Titeuf@ 4


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Un Miike peu connu, et pourtant, l'un de ses meilleurs films.

Se mettre en quête de découvrir la filmo de Takashi Miike offre quelques bons moments mais surtout pas mal de déception. Sur la vingtaine de films que j'ai vu de lui jusqu'à présent, une petite minorité sort du lot. En fait, il s'agit surtout de ses polars ou films de triades/yakuzas, comme "Shinjuku Triad Society", "Blues Harp", "Fudoh" (plus proche de son cinéma-délire, cependant) et justement "Rainy Dog", mais on peut citer également "The Bird People Of China", qui montre une facette intéressante du réalisateur. Donc, "Rainy Dog" est l'un des rares films de Miike que j'ai apprécié. Je dois surtout cette impression à l'atmosphère que dégage le film, pluvieuse à souhait. Et puis au personnage qu'incarne Aikawa Sho - acteur fétiche de Miike -, un yakuza solitaire capable d'introspections Wong Kar-Waïesques. La violence intermittente et la séquence à la plage rappelle le cinéma de Kitano Takeshi. On peut ajouter à ça, le brin de poésie illustré quelques fois par la photographie, les incursions dans les quartiers de Taipei, cadre inhabituel pour un film de Yakuza, avec en plus un mandarin couramment utilisé dans le film (une mixité des cultures qu'on retrouve dans d'autres films de Miike). Et le finish, comme dans pas mal de Miike, est bien foutu, et assez tendu. Bref, "Rainy Dog" est un Miike pourvu de qualités notoires et d'une bonne ambiance générale, et m'a fait plutôt bonne impression.

02 janvier 2005
par Antaeus


Chienne de pluie

Rainy Dog est né alors que Takashi Miike faisait son bonhomme de chemin au sein du cinéma d'exploitation en vidéo. Déjà prolifique, le cinéaste se limitait pourtant jusque-là à réaliser de purs et simples films de commande. Ce yakuza eiga tourné à Taïwan symbolise le déclic de son style, les prémices d'un univers totalement à part avec lequel Miike s'est forgé l'essentiel de sa réputation. Drôle de cru que ce Rainy Dog, série B opaque et pessimiste sous fond de règlements de comptes d'une sèche violence et d'instants d'errance moroses, interprétée par un Sho Aikawa des plus monolithique (celui-ci sera désormais l'un des comédiens fétiches du metteur en scène), qui, loin de figurer dans la catégorie des poids lourds de son auteur, fait néanmoins montre d'un intérêt considérable en de nombreux aspects.

Dépouillée à son maximum, l'intrigue se contente d'assister au tracé de vie désenchanté du personnage de Sho Aikawa, un truand japonais minable réfugié à Taipei pour on ne sait quelle raison, qui voit un jour son existence embarrassée par l'arrivée d'un enfant dont il est, d'après les dires d'une femme avec laquelle il avait copulé à l'occasion, le père biologique. Le yakuza ignore sa progéniture, la laissant survivre dans la rue, pour reprendre son boulot de tueur à la solde d'un parrain local comme si de rien n'était. Entre temps, il rosse un curieux compatriote qui voulait sa peau, échappant assez vite à ses griffes. La rencontre d'une esthéticienne d'origine chinoise, prostituée à ses heures, va lui permettre de trouver un judicieux compromis, mais le bougre est maintenant traqué par un avocat désirant venger son frère mort par sa faute. Seul objectif pour le yakuza: fuir de la ville. Miike minimalise son scénario au profit de longues séquences contemplatives, élaborant ainsi une structure rythmique particulière, où la prépondérance des temps morts et les éclats de fureur subits brisent toute homogénéité narrative. Là résident à la fois le grand point fort et le grand point faible de Rainy Dog: à force de longueurs impromptues, l'ensemble finit par dérouter le spectateur qui ne peut ignorer la monotonie antipathique découlant de nombreuses scènes. Miike en a dans le pantalon, mais son audace ne fait pas toujours mouche. En dépit de ces faiblesses, Rainy Dog fait des étincelles dans la saisissante peinture urbaine qu'il entretient, nous menant dans les bas-fonds de Taipei avec tout ce qu'ils contiennent de rues sordides, d'appartements crasseux et autres endroits douteux. Le symbole récurrent de la pluie décuple la froideur ambiguë de cette atmosphère – que l'on retrouve d'ailleurs dans City of Lost Souls –, de même que la mise en scène hasardeuse et volontairement bâclée dudit « stakhanoviste de la pellicule » (caméra branlante, plans mal cadrés, éclairages insuffisants), véritable incarnation de l'esthétique du crade. Tout dépend toujours de notre façon d'appréhender le style de Miike, qui offre mille interprétations possibles. Kôji Endô, compositeur attitré du cinéaste, signe là une très bonne musique country/blues, digne d'un western américain et forcément en décalage total avec l'œuvre en elle-même.

Rainy Dog s'apparenterait presque à un yakuza eiga standard s'il ne possédait pas la griffe de son auteur. Les explosions de violence sourde et brute font déjà leur apparition, mais les délires semi-SF de Dead or Alive ou l'humour noir absurde d'Ichi the Killer sont ici totalement absents. Ce qui, au final, fait de lui une œuvre sensiblement réaliste, sinon vraisemblable, dans laquelle on peut s'ennuyer ou alors se laisser envoûter par l'ambiance sombre et étrangement mélancolique qu'elle distille. Un objet à la fois mineur et indispensable dans la filmographie de Miike.

14 janvier 2007
par Chip E


une belle leçon par MIIKE

takashi MIIKE nous fait ici la preuve de son talent, surprenant et touchant, à l'opposé de ses pittreries gore, plutôt dans la veine LEY LINES et plus lointainement BIRD PEOPLE OF CHINA. l'ambiance mélancholique du film est très bien mise en scène, les personnages sont intéressants, leurs relations aussi, et malgré quelques pertes d'intensité de parcours (le rythme est lent), il règne une certaine tension tout au long, en partie grâce à une atmosphère spéciale, hybride entre les codes du cinéma japonais et l'histoire se passant à Taiwan (et tourné en mandarin). au niveau réalisation c'est du très bon et beau travail, MIIKE nous dévoile sa face "auteur" et orfèvre, c'est très bien pensé, photographié et cadré. visuellement magnifique. les acteurs sont convaincants, la bande son sobre et calme est très réussie, tout cela donne un résultat positif. MIIKE nous offre quelques moments superbes, et passe juste à côté du gros chef d'oeuvre, (un peu plus d'intensité par moments ça aurait été parfait), en tous cas il signe un film haut de gamme dans le cinéma nippon, fort et poétique.

17 août 2004
par chronofixer


Parapluie, anyone ?

Et zut. Le genre de truc qui déçoit, on aurait pu avoir un excellent polar, et au final c'est juste un bon polar. L'histoire d'un yak' duquel le patron vient de se faire buter, et qui se retrouve en plus avec son gosse, muet, dont il ne soupçonnait pas l'existence. Oui, c'est basique, mais dans la forme, ça commence bien, y'a de bons trucs visuellement parlant, et puis paffffff...le soufflé retombe et y'a un bon gros passage à vide pendant une bonne vingtaine minutes. Au moins. C'est long. Bien heureuseument, avant que je ne décide de lancer quelques avances rapides, le rythme reprend progressivement jusqu'à la fin et offre de beaux moments d'émotions, pour s'achever sur un joli final. Bon, en gros, hormis sa méchante lacune de rythme et ses quelques trous, il en sort au final un bon polar, dommage que Miike ait trop souvent le même problème...

28 avril 2005
par DarK ChoueTTe


-

Avec son récit de recomposition filiale, ses relants de road-movie et ses coups de guitares occasionnels, Miike offre une réponse simple et tordue au "Paris, Texas" de Wim Wenders. Un film attachant et particulièrement sobre de Miike. Avec Ley Lines et Takashi Miike's Graveyard of Honor, encore un film à présenter aux détracteurs du cinéaste.

08 septembre 2003
par hendy


Miike invisible, mais un bon petit polar quand même !

En effet, rien de l'ambiance un peu violente mais toujours délirante du réalisateur, cette fois-ci avec "Rainy Dog" il s'agit d'un Yakusa Eiga bien plus classique respectant les codes du genre. L'action se déroule à Taipei, les dialogues sont ainsi en japonais et en mandarin, les acteurs sont d'ailleurs autant chinois que japonais parmi le casting. Pas d'excellente performance de leur part d'ailleurs, juste le minimum comme pour un quelconque thriller HK. L'histoire est plutôt sympa mais elle contient aussi quelques longueurs. Au final "Rainy Dog" reste un bon petit film de yakusa à Taïwan, on passe un bon moment mais pas de trace de Miike dans le film (les fans ont du trouver le film bien vide je pense).

04 avril 2005
par koalaurent


décevant

C'est a ce jour le plus mauvais Miike qu'il m'ait été donné de voir... Je ne retrouve pas du tout le style Kitano comme le pense un chroniqueur du site (mise à part bien sur l'attitude du principal protagoniste). Certes, l'idée est interressante, et quelques scènes valent le coup d'oeil... C'est peut-être justement la réputation du réalisateur qui a dévalorisé ce film à mes yeux... Même si il ne se rapproche pas du tout des films made in USA, ce film crêve moins l'écran que les autres, il sors moins du lot... On reconnait un peu le style Miike (le rôle du petit garçon dans ce film est délicieux) mais on ne s'attache pas aux personnages et on jubile rarement contrairement à ces vraies oeuvres... Ce film n'est pas à oublier mais n'est pas indispensable dans la filmmographie de Miike!

27 juillet 2003
par Oiggab


un miike de cuvée moyenne.

un film il est vrai un peut lent par moment mais l'univers sombre et pluvieux ainsi que la relation entre les personnages ( tueur ex yakuza, enfants, prostituée...) perso assez courant chez miike il est vrai, sauve un peut le tout. et puis la fin est pas mal.

06 mars 2007
par spud


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