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Zatoichi 06: The Chest of Gold

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 3/5

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10 critiques: 3.55/5



Ghost Dog 3.5 Offre un visage bien plus graphique et dynamique en lorgnant vers Robin des Bois
Ordell Robbie 2.5 Justicier?
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Justicier?

Porteur en son temps de renouveau pour la saga Zatoichi, ce sixième volet peine pourtant à sortir du ventre mou de la série. La faute à un Ikehiro Kazuo pas vraiment à la hauteur des qualités scénaristiques de ce volet. C'est en effet avec Mort ou Vif que Zatoichi se retrouve pour la première fois dans la saga investi d'une dimension de justice sociale. Pas étonnant dès lors que ce volet le confronte à Kunisada Chuji, figure de yakuza Robin des Bois mythique dans la culture populaire du Japon comme dans son cinéma. Mais Chuji que l'on découvre ici n'est plus le Chuji de la légende mais le résidu d'une époque en train de disparaître, celle du yakuza figure héroïque. Au bandit protecteur du petit peuple sont en train de se substituer les yakuzas calculateurs qui peupleront la saga du masseur aveugle. Passage de témoin entre le Robin des Bois et son admirateur aveugle alors? Oui, mais passage ambigü. Zatoichi va se faire ici pourvoyeur de justice sociale mais pas en héros intouchable: il trouvera des ennemis aussi bien chez les yakuzas que dans un petit peuple lui appliquant le "présumé coupable". Ou alors un héros de ces sixties où le chambara déshéroïsait ses samouraïs: une figure ambivalente, tout sauf idéale. Tout ceci aurait mérité réalisateur plus inspiré. Le jeu des seconds rôles manque de spontanéité et le film manque dans l'ensemble de rythme. Ikehiro Kazuo se contente souvent d'un classicisme planplan ne coulant pas le film mais ne le tirant pas non plus vers le haut. Les coups de zooms sont eux parfois brouillons tandis que certaines "audaces" ratent leur cible: l'usage rapproché de mouvements de caméra brusques pour faire des transitions entre séquences devient un tic formel agaçant. Dommage car l'ouverture est superbement expressionniste et car toute la fin du film est bien plus réussie que le reste. SPOILERS Les tortures de la fin et le passage où Zatoichi est traîné à cheval annoncent un sadisme qui deviendra très courant dans le western spaghetti. Western pointant d'ailleurs le bout de son nez cette année-là avec la révolution Leone. FIN SPOILERS Pour une saga qui avait alors devant elle quelques réussites majeures...



17 juin 2005
par Ordell Robbie


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