ma note
-/5

moyenne
2.92/5

Green Tea

nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 2nombre de notes: 0nombre de notes: 6nombre de notes: 3nombre de notes: 5nombre de notes: 2nombre de notes: 2nombre de notes: 1

les avis de Cinemasie

5 critiques: 3/5

vos avis

16 critiques: 2.73/5



Elise 5 Surprenant !
Ghost Dog 2.5 Exercice de style
jeffy 4.25 Belle maîtrise
Marc G. 1 Du Wong kar wai style insupportable
Xavier Chanoine 2.25 Séduisant mais sans punch
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Surprenant !

J'ai tenté en vain de trouver un moyen de résumer le synopsis de ce film mais il me semble impossible de donner une voie sur laquelle lancer le lecteur de cette critique. Disons plutôt qu'il s'agirait d'une version soft et bien dirigée de la femme fatale, sous les trait de Vicky ZHAO Wei, fabuleuse. Jouant sur deux personnalités à la fois, elle donne vie à un scénario en étant tantôt une fille timide et sérieuse, tantôt une pianiste libérée qui se lâche un peu avec tout le monde. De son côté, JIANG Wen donne la réplique à Vicky en incarnant le prétendant plutôt collant mais sympathique.

Et la mise en scène .... !!! que du bonheur ! C'est fin, lisse et ça glisse comme sur du beurre. Même si je pense que le film aurait gagné à intégrer des plans-séquences, je ne peux pas nier que la mise en scène choisie permet bien d'instaurer le doute entre les deux relations que mène Chen.

Une histoire plutôt soft sur une femme "fatale", qui est merveilleux dans sa mise en scène et qui met en valeur un duo d'acteurs fabuleux.



01 mai 2004
par Elise




Exercice de style

Zhang Yuan compose ici un « Jeu de l’amour et du hasard » basé sur 3 points forts : un couple d’acteurs talentueux (Jiang Wen/Vicky Zhao) dont l’attirance physique et intellectuelle est censée se ressentir à travers l’écran, une mise en scène originale avec une caméra caressant les personnages tandis qu’ils parlent, et un badinage d’autant plus complexe que la jeune femme est mystérieuse et qu’elle semble se dédoubler. Malheureusement, le badinage se transforme vite en d’interminables bavardages qui ne mènent nulle part, sauf à une fin en queue de poisson. Dans la dernière scène autour d’une table, la mise en scène et le montage survoltés donnent d’ailleurs l’impression que Zhang Yuan l’a bien compris et qu’il tente désespérément de rattraper le coup à l’esbroufe. Raté. Green Tea ne décolle pratiquement jamais et se cantonne à un exercice de style assez vain.

02 mai 2004
par Ghost Dog




Belle maîtrise

Curieux film, mais dès les premières images, il se produit une sorte d'envoûtement esthétique. Particulièrement frappante est l'utilisation de l'espace et sa mise en perspective. C'est manifeste dès le début du film avec ces plans où alternent une vision en deux dimensions et la profondeur de l'espace filmé (première scène dans la tea house). Et c'est dans un cadre avant tout esthètique que vient de greffer progressivement cette histoire d'amour, en s'y inscrivant comme un élément complémentaire à la trame du film sans pour autant sembler conduire le déroulement du film. Il en résulte un sentiment assez complexe de fluidité et de détachement qui tout en faisant de Green Tea une oeuvre au plein sens du mot, nous laisse charmé et contemplatif mais ne sollicite guère plus de participation de la part du spectateur. D'une certaine manière on en oublierait presque que les prestations de Vicky Zhao et de Jiang Wen doivent beaucoup à leur jeu d'acteur tellement l'intégration de leur jeu à l'esthétique génerale du film est parfaite et semble naturelle.

01 août 2004
par jeffy




Séduisant mais sans punch

Autant Zhang Yuan peut se vanter d'avoir réalisé avec Les Petites fleurs rouges un film mignon tout plein qui évite la pose, autant Green Tea est son contraire le plus parfait. Le film joue d'ailleurs de son esthétique poseuse pour dynamiser la lourdeur et la faiblesse de son récit, sorte de Lelouch en version moins pénible, mais Lelouch quand même : les dialogues minimalistes ne transgressent rien, tout juste sont-ils bien débités par un couple intéressant incarné par la belle Vicky Zhao et le touche-à-tout Jiang Wen que l'on trouvera peut-être plus intéressant derrière la caméra. Mais son physique un peu pataud cache une certaine classe, une retenue typiquement chinoise au cinéma, et ici il trouve une place confortable auprès des héros d'un Wong Kar-Wai par exemple, ce dont on peut aussi reprocher au film : son manque de personnalité dans la mesure où le film semble avoir été réalisé par Christopher Doyle, auteur ici d'une photographie alternant épure, maniérisme, visuel poseur ou clippesque (insupportable table ronde en fin de métrage) mais dans l'ensemble le travail est impeccable et fait preuve d'une belle palette de textures différentes (superbe plan final) typiques de son auteur, sauvant le film d'un ennuie monstre.

En vérité, si ce cinéma à mi-chemin entre l'auteur cool et la démonstration de force visuelle manque de punch c'est parce qu'il se repose bien trop sur ses dialogues écris sans grande recherche et la symbolique du thé vert dont on verra souvent les feuilles tournoyer au sein d'un verre : cette métaphore du trouble amoureux est certes symbolisé, mais cache une petite lourdeur dans la mesure où l'image est récurrente, sans doute dans un pur soucis d'esthétisme (ce thé tournoyant est un régal pour les mirettes) comme il est de coutume avec de tels cinéastes. Préférons tout de même des univers plus recherchés qu'un salon de thé ou la sortie d'une boite de nuit et ses nappes pendantes en plastique, préférons aussi des métrages qui ne se terminent pas sur une note quasi incompréhensible ou éclipsant des personnages que l'on aurait aimé connaître, comme l'ex-femme de Ming Liang par exemple, ou avoir plus d'explications quant au personnage double de Vicky Zhao incarné à la fois par Fang et Lang, deux personnages aussi différents que diamétralement liés. Pas du tout un grand film, ni une oeuvre vraiment conseillable, mais Zhang Yuan réussira à se sortir de ce pétrin ennuyeux uniquement à vocation d'épate visuelle.

09 novembre 2007
par Xavier Chanoine


achat
info
actions
plus
  • liens
  • série/remake
  • box office
  • récompenses
  • répliques
  • photos
  • bande annonce
  • extrait audio