Deauville 2001

En remerciant Julien Sévéon pour son aide durant le Festival (East Side Stories)

SELECTION OFFICIELLE

BANGKOK : DANGEROUS (2000) Oxide et Danny Pang

Après m'être étranglé de douleur devant Fear Faith Revenge (un remake insipide de Scream) j'espérais enfin voir un bon film Thaïlandais avec ce second film. Mais la encore c'est très décevant. Pour quelle raisons ? Tout d'abord le scénario, un tueur muet exécute des contrats et finit par tomber sur une jeune fille dont il tombe amoureux (avouez que c'est original). Ensuite le gros défaut du film, c'est sa mis en scène qui tient plus du clip MTV que du style personnel, on a donc droit à une pléthore de zoom inutile et de gros plans, le tout monté dans une hystérie collective à donner des maux de têtes. Passez votre chemin …
BangrajanBANGRAJAN (2000) Tanit Jitnukul

Pour mon troisième film Thaïlandais intitulé Bangrajan j'espérais beaucoup. Le film qu'on disait être le The Blade Thaïlandais (ce qui n'a strictement aucun sens) se révèle au final décevant car pas du tout ambitieux. Soyons clair, Bangrajan est un film spectaculaire et constitue un divertissement de grande facture. En effet, les scènes de batailles (principal intérêt du film) sont mis en valeur par des chorégraphies de qualité et par une mis en scène qui souligne l'intensité des combats. Malgré ça, le scénario est vide et c'est plutôt dommage, un film sans ambition, sinon de vouloir impressionner.

THE CABBIE (2000) Chang Hwa-Kun et Chen Yiwen

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EATING AIR (1999) Kelvin Tong & Jasmine Ng

Fiche à venir

LUNAR ECLIPSE (1999) Wang Quan'an

Voici peut être le plus beau film de cette semaine. Ce premier film d'un réalisateur chinois de 39 ans, diplômé de l'école de Cinéma de Beijing, est proprement hallucinant. Comme il est inscrit sur l'affiche, le film pourrait se résumer par "2 histoires, 1 femme/2 femmes, 1 histoire". L'histoire que nous conte Wang Quan'an est merveilleuse: un photographe tombe amoureux d'une femme qui ressemble étrangement à une femme qu'il a connu. Toutes deux ont une maladie cardiaque et sont jouées magnifiquement par l'actrice Yu Nan (filmée amoureusement par le réalisateur). Très inspiré par la Double Vie De Véronique de Kieslowski avec des relents de Lost Highway de Lynch (sans oublier la matrice de tous ces films, Vertigo d'Hitchcock), ce premier film sublime, maîtrisé et d'une beauté à couper le souffle est une incroyable surprise.

MY HEART (1999) Bae Chang-ho

Le voilà le film "à Festival". On dirait que ce film a été formaté pour participer à des festivals. Dans ce film sud-coréen, une femme vieillissante se souvient de ses années passées et raconte son histoire. Le réalisateur expose un assez beau portrait de femme (le rapport qu'entretient le personnage principal au monde, aux hommes et à la modernité est finement décrit), mais sa mise en scène est d'un classicisme déconcertant. On est devant du théâtre filmé et certains plans sortes tout droit d'un guide touristique ou de cartes postales. HOTOKE (2000) Jinsei Tsuji (Fiche à venir)

JSAJOINT SECURITY AREA (JSA) (2000) Chan-Wook Park

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SPACKED OUT (2000) Lauwrence Lau

FLEEING BY NIGHT (2000) Chi Yin et Li-Kong Hsu

THE FOUL KING (1999) Kim Jee -Woon

Sans doute le film le plus drôle du Festival (avec Eating Air) qui raconte l'histoire d'un salary man (raté) coréen qui se passionne soudainement pour le catch. Le film suit la vie de cet employé de banque timide, maladroit et parfois très crétin et merveilleusement interprété par Song Kang-ho (inoubliable surtout pour son rôle dans JSA). Kim Jee-Woon réalise avec Foul King un film qui dessine les portrait (très attachant) de personnages d'une grande originalité (un entraîneur de catch vieillissant, une jeune fille très garçon manqué …) Souvent ironique, parfois émouvant, Foul King est un film qui sonne juste.

IN THE HEAT OF THE SUN (1994) Jiang Wen

Première réalisation de Jiang Wen, à qui l'on doit le très récent Les Démons à ma Porte, In the Heat of the Sun est comme ce dernier, un film ou l'on sent une volonté profonde de décrire les relations humaines avec beaucoup de précisions. Le récit se situe à Pékin pendant les années 70 en pleine Révolution Culturelle et décrit le quotidien d'une bande d'adolescents livrés à eux même. Entre bagarres de gangs, amours d'été et nostalgie rêveuse, In the Heat of the Sun ne tombe jamais dans le film de propagande et se concentre avec brio sur les personnages qu'il met en scène. Certains pourront le trouver long, mais à aucun moment ennuyeux. Jiang Wen nous propose une fresque teinté d'ironie et d'humour. Un film qui annonce la maîtrise du second film du réalisateur chinois.

LES DEMONS A MA PORTE (2000) Jiang Wen

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QUE LA BARQUE SE BRISE , QUE LA JONCQUE S'ENTROUVE (2000) Rithy Pan

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SHADOW MAGIC (2000) Ann Hu

Cette production multinationale (Chine/Taiwan/Japon/Allemagne/USA) est, malgré toute les bonne attention de sa réalisatrice, un film qui ne va pas assez loin et se contente de révéler des faits (réel ou non qu'importe). Ici donc, l'apparition du premier film muet introduit en Chine par un certains Raymond Wallace et qui par la suite croisera le chemin d'un jeune chinois au nom de Liu Jiunglun. Le film s'attardera sur la rencontre de ces deux personnage et la difficile amitié qui va en découler, à mon avis un des seul intérêt du film. Il est en effet bien dommage que l'histoire tombe souvent dans l'émotion facile, je n'adhère donc pas à ce genre de film formaté pour les festivals.

TIME AND TIDE (2000) Tsui Hark

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HOMMAGES : SUNG TSUN-SHOU

STORY OF A MOTHER (1973) Sung Tsun-Shou

On était avertis, Story of a Mother est un mélodrame dans tout le sens noble du terme. Le film date tout de même de 1973 et si l'on se replace dans le contexte, ce film a des raisons d'être novateur à sa sortie car il brisait un grand tabou, ici l'adultère. Chu Ching-Miao, un jeune étudiant refuse de voir sa mère et cela depuis qu'il la surprise en plein adultère lorsqu'il était encore enfant. Les divers tentative de réconciliation avec sa mère se soldent alors par des échecs. Sung Tsun-Shou signe avec ce film un beau portrait de la relation mère / fils, et réussit son films malgré les excès dramaturgique qui font parfois sourire. Un beau film.

OUTSIDE THE WINDOW (1973) Sung Tsun-Shou

Après le très sympathique Story of a Mother, le second film de Sung Tsun-Shou nous fait découvrir Lin Ching Hsia dans un de ses tout premier rôle (elle à 17 ans dans le film). La aussi, le réalisateur brise un tabou (encore plus que le film précédent), ici la difficile relation amoureuse entre une jeune lycéenne et son professeur. Le récit nous dévoile deux personnalité d'une grande finesse et échappe à toute facilité scénaristique qu'une telle histoire peut permettre. Avec Outside the Window (le titre est un poème à lui tout seul) Sung Tsun-shou nous livre un film émouvant, servi par des acteurs de talent (Lin Ching-Hsia est tout simplement sublime) et profondément humain.

HOMMAGE LESTER JAMES PERIES

CHANGEMENT AU VILLAGE (1964) Lester James Peries

Réalisateur Sri Lankais, trois films de Lester James Peries étaient présenté au Festival. Changement au Village s'attarde sur la vie amoureuse mouvementée de la fille d'un chef de village et de son instituteur. Le film se déroule sur plusieurs années et dévoile les moments fort de cette relation. Telle une fresque, dont les images sont souvent marquante, Changement au Village a effectivement des points commun avec le cinéma de Satyajit Ray (grand cinéaste indien) mais conserve tout de même sa propre force. Tragique et maîtrisé du début à la fin, ce film est un chef-d'œuvre.

 

 

REGARD SUR D'AUTRES FILMS :

NOS VOISINS LES YAMADA (1999) Isao Takahata

La fiche, les critiques :

PAS UN DE MOINS (1998) Zhang Yimou

La fiche, les critiques :

date
  • April 2001
credits
Festivals


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