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The Chaser

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les avis de Cinemasie

12 critiques: 3.25/5

vos avis

51 critiques: 3.8/5



Arno Ching-wan 3 Public Enemy 4.2
Astec 3 La pluie du chasseur
Aurélien 3.25 Premier film plein de promesses...
drélium 4 Mince, j'ai du louper plein de chefs d'oeuvre coréens alors ?...
Elise 3 Excellent scénario qui malheureusement s'enlise sur la fin
Fablin 3.5 Un suspense irréprochable durant la première partie, mais qui s'effondre sur la...
François 3.25 Thriller bien équilibré, drôle et très cruel
Ghost Dog 3.5 Police Academy 12
Junta 4 Bon techniquement (comme d'hab avec la Corée) et bien tendu, une bonne surprise.
Ordell Robbie 3 Débute bien puis compile paresseusement les polars coréens culte récents.
Tenebres83 2
Xavier Chanoine 3.5 Un polar d'excellente facture mais qui n'évite pas la surrenchère
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Public Enemy 4.2

Il a comme un air de déjà vu ce film, un relent de resucée sans goût de reviens-y qui, bien évidemment, ne peut être perçu que par les malades de la péloche qui s’en sont déjà goinfré du polar coréen. Ce qui n'enlève rien au bon moment passé à découvrir ce p’tit film sympa à l'occasion des 10 ans de Cinemasie, il y a de cela presque un an jour pour jour (une chouette avant-première d’ailleurs !), légèrement terni par ce sentiment étrange que cette découverte n’en était pas tout à fait une.

The Chaser est rafraîchissant pour qui ne connaît pas ce cinéma là. Pour les autres, c’est un polar d’exploit’ du coin bien gaulé mais, répétons-le, déjà vu. Pour exemple on peut citer la série des Public Enemy, une franchise sur laquelle The Chaser pourrait parfaitement se greffer. La formule ? Un flic bourru, bourrin, bouledogue – un Boudu sauvé des eaux mais pas de la pluie coréenne – et clairement asocial part en chasse d’un dangereux serial killer qui, lui, sait parfaitement se fondre dans la masse. L’idée géniale c’est celle-là : faire s’opposer le bien et le mal en jouant sur l’adage « l’habit ne fait pas le moine » et montrer que le commun des mortels mettra plus facilement des bâtons dans les roues à celui qui met les doigts dans son nez qu’à cet autre qui sait entretenir son sourire Colgate et porte des pompes à ce point cirées qu’elle reflètent en Haute Définition la jolie cravate qui pend à son cou. Cravate qui lui servira ce soir à étrangler une victime lambda lors du défouloir hors champs de sa vie consacrée à 90% aux apparences et à 10%, donc, au meutre. C’est un travail ardu que de cultiver cette apparence, à ce point érigée comme vertu de nos jours qu’elle entraîne forcément la schizophrénie. Mais je m’égare car sur ce point The Chaser s’écarte de la formule avec son bad guy clairement louche qui, comme le disait Coluche, est : « patibulaire mais presque ».



Dans le métrage les gens s’en foutent de ce tueur, ils le relèguent au rang de soucis numéro 11 derrière, et là je liste : leur carrière, leur soirée beuverie, leur soirée tarot, leur vaisselle à faire, leur facebook, leurs chaussettes à repriser, leur série télé favorite (Dexter ?), leur quiche à préparer pour demain (parce que leur tourne), leur sol à astiquer par le balais et leur zob à astiquer par une péripatéticienne pétrie de tics et de bonnes intentions. Comme Julie. Parce que Julie Pietri. Cela dit, Julie ou une autre, pffff, on s’en fiche, non ? Si elle se fait zigouiller, faisons comme si la barquette de 6 yaourts était tombée du rayon et gisait, explosée, sur le sol de chez Carrefour : prenons en une autre. Comme la Pietri est un peu périmée, on y gagne. Puis, une fois consommée la barquette propre et la sale donnée aux restos du coeur, allons jouer à un jeu vidéo, écrivons un article stérile sur un site internet oisif après avoir regardé un film coréen qui parlerait d’un serial killer pendant qu’un énième Patrick Henry évadé enjamberait la clôture de notre jardin pour aller couper la voisine en p’tites rondelles. Le mobile ? La stocker dans le congélo afin d’anticiper la crise qui s’annonce. Avec le H1N1, faut anticiper ma bonne dame.

Pour en revenir à The Chaser : sympatoche mais gâché par l’existence de plusieurs prédécesseurs ayant déjà cartonné au box office du Pays du matin calme (pour mieux te péter la gueule le soir sous la pluie, gaffe c'est un fourbe !). Pour la prise de risque, on repassera. De « grand polar coréen » on passe très vite à une péloche d’exploitation qui nous renverrait davantage aux suites d’Un justicier dans la ville avec l’ami Charles Bronson qu'à un Memories of murder. L’exotisme de l’objet fait passer la pilule. Ajoutons une 3252ième scène de pluie et un KIM Yun-Seok qui, même en grande forme, ne vaut pas un SEOL Gyeong-Gu et on obtient un très correct polar trash mais par trop rattaché à d’autres pour exister pleinement.

Le prochain film du réalisateur NA Hong-Jin, Murderer, actuellement en post-production selon IMDb, aurait pour pitch ceci : « un homme est contraint à se transformer en tueur à gages pour ne pas mourir de faim… ». Cela a déjà été très bien développé ailleurs (Dog Bite Dog, The Beast Stalker…) mais je demande à voir parce que : «  (…) traqué par les services secrets chinois, nord-coréens et russes, trahi par ses commanditaires, l’homme aux abois réalise trop tard qu’il est piégé… » Là, tout de suite, on s’oriente vers du très bon film d’action ! Si, si, vous savez, ceux avec du Wesley Snipes ou encore du Steven Seagal dedans. Que Steven, « si y gueule », ça va iéch. Voilà, restons-en là et… comment ? Pardon ? The Killer de John Woo a ce pitch là aussi ?… Ah non monsieur ! Dans The Killer ce sont de faux rugbymen qui courent dans le jardin, pas Patrick Henry et encore moins des russes.

CQFD : Ce Qu'il Fallait Démonter.

01 décembre 2009
par Arno Ching-wan




La pluie du chasseur

The Chaser ne révolutionne pas le genre et emprunte des chemins déjà bien mieux visités. Il n'évite pas non plus quelques gimmicks du cinéma coréen - scènes de pluie - que l'on pensait passer de mode, et si l'on y trouve des du subplot un peu gadget, des personnages inutiles et des mécaniques scénaristiques éventées, le film propose néanmoins ses quelques plans bien sentis, une interprétation dans l'ensemble correcte et offre au final un spectacle plutôt divertissant.

21 janvier 2009
par Astec




Mince, j'ai du louper plein de chefs d'oeuvre coréens alors ?...

Je me suis même dit, bon les habituels défauts du genre sont logiquement là, la pluie, c'est bien coréen, tout ça c'est normal. Le jeune psychopathe est un archétype à lui tout seul, le plot pousse la logique au maximum. On est loin de la finesse de Bong Joon Ho, je m'en rends compte en découvrant que Memories of murder était vachement solide et en même temps je trouve ce film extrêment efficace. Je me suis pris au rythme et à une mise en scène bien emmenée malgré toutes ces énormités qui sondent pourtant l'âme humaine de façon assez subtile dans le ressenti. Oui, plus subtilement que Park Chan Wook, je n'en démords pas. L'humour cinique passe ici beaucoup mieux au gosier. Et la scène de la tabatière ayant été avalée, la fin "je me la fais variante de Memories of murder" est bien découpée, toujours bien jouée, bien mise en scène.

Alors, Public Ennemy, A bittersweet life, qu'est-ce que j'ai pu manquer de si énorme en sud coréen pour que the chaser ne vaille pas un bon 4 au minimum ?...

... Ah oui clairement, The chaser peut en convertir plus d'un, moi le premier. J'en attends d'autres à venir vu que j'en ai loupé plein apparemment. J'espère...

16 février 2013
par drélium




Excellent scénario qui malheureusement s'enlise sur la fin

Alors qu'on assiste à un film excellent pendant 1h30, il faut bien reconnaître que la dernière partie plonge dans du convenu, voire du navrant. Un maquereau veut retrouver une de ses filles enlevée, pensant que le kidnappeur cherche à la revendre. Même lorsqu'il arrête le personnage en question, il ne croit pas aux aveux de meurtre, mais doit aider la police à la recherche d'autres personnes disparues et probablement mortes. Le scénario est vraiment bien ficelé, on ne s'ennuie pas un instant et la crédibilité des personnages est hors norme. Les deux acteurs principaux sont grandioses (on le savait déjà pour Ha Jeong-Wu, on le sait à présent pour Kim Yun-Seok), et la mise en scène énergique n'en fait pas rater une image. Mais malheureusement, la fin tombe dans la facilité, les rebondissements évidents, le larmoyant convenu, en bref tout ce que les trois premiers quarts du film n'étaient pas. Les coïncidences se font trop nombreuses, et on peut se demander pourquoi la flic qui filait le meurtrier n'a pas compris pourquoi il restait étrangement longtemps chez l'épicier du coin (scène coupée ?). Bref, ce qui ressemblait au meilleur film coréen depuis un long moment a fini par sombrer dans du facile, mais on retiendra une excellente prestation des acteurs, une mise en scène intelligente, et une musique qui suit bien le film. Il faudrait juste que Na Hong-Jin change de scénariste.

01 juillet 2008
par Elise




Un suspense irréprochable durant la première partie, mais qui s'effondre sur la fin

Plutôt original dans son synopsis de départ et avec un rythme bien soutenu, la première partie de ce film est tout simplement époustouflante, avec son lot de tension, un jeu d’acteur tellement incroyable qu’il devrait être interdit, et un scénario qui s’attache à rester réaliste. La caméra nous emmène au cœur des nuits de Séoul, avec une mise en scène habile et réfléchie. Puis le jour se lève sur la métropole, et ça se dégrade. Toute la crédibilité installée plus tôt part en morceaux, les événements deviennent tirés par les cheveux, des coups de hasard improbables se produisent, et des réactions de certains personnages deviennent incompréhensibles. Paradoxalement, on tombe dans le convenu et le facile, avec une fin façon règlement de compte dont on se serait bien passé. Dommage, car on était prêt d’avoir une nouvelle référence du thriller.

13 mai 2010
par Fablin




Police Academy 12

Au-delà du polar sombre et efficace qui n'est pas exempt de reproches, The Chaser est d'abord et avant tout une charge féroce et subversive contre les forces de sécurité de Corée du Sud. Clouées au pilori de leur incompétence crasse, les unités de Police sont dénoncées et ridiculisées tout au long du film.

Tandis qu'un meurtrier en série sévit incognito dans les rues de Séoul, alignant les cadavres de prostituées les uns après les autres, on s'agite dans les bureaux du commissariat central sur un problème autrement plus grave : un terroriste patenté a osé jeté des matières fécales encore fumantes sur un Ministre de la République. Horreur malheur, tous les agents sont aux trousses de ce scélérat traitre à la Nation. La tension et la désorganisation sont à son comble ; et pendant ce temps, une honnête citoyenne ficelée et le crane fracassé se débat tant bien que mal dans la salle de bains poicreuse d'une villa cossue pour sortir de cet enfer. Seule au monde. Sans l'aide de quiconque.

Ou plutôt si : celle d'un ex-flic reconverti en maquereau (!) auquel on finit par confier officieusement cette sordide histoire qui n'intéresse personne. Carte blanche. Avec l'aide d'un homme de main à moitié demeuré, il se permet de mener l'enquête en dehors de toute procédure légale, de tabasser les suspects, de diriger les fouilles et d'accumuler les erreurs, puisque la nature a horreur du vide.

Au bout de ce contre-la-montre haletant et terrifiant, une question se pose : la Police, financée par les impôts de chaque contribuable, a-t-elle pour rôle de défendre les citoyens de ce pays ? Ou bien s'agit-il juste d'une force armée au service des hommes forts qui le dirigent ? Quand on connaît l'accumulation des énormités ayant joyeusement accompagné les affaires Dutroux, Guy Georges et tant d'autres pendant plusieurs années, la conclusion peut faire froid dans le dos.

31 décembre 2008
par Ghost Dog




Un polar d'excellente facture mais qui n'évite pas la surrenchère

Belle réussite du film de serial-killer, The Chaser perpétue la lignée des polars coréens violents et réalistes, lancée entre autre par la vague Memories of Murder et confirmée avec l'excellent A Bittersweet Life. Le film de Na Hong-Jin est sûrement l'un de ses meilleurs représentants pour les années à venir malgré un ton général qui peut prêter au dégoût. Cruel, le film l'est assurément, tout simplement parce qu'ici aussi les forces de l'ordre ne font pas le boulot convenu et sont dépeintes comme absolument désorganisées. On suit en effet une équipe de policiers et Joong-Ho, un ancien policier mis sur le carreau reconverti en proxénète. Un beau soir, alors qu’il tente de cerner Young-Min, un malade mental, il propose à l’une de ses employées un rendez-vous avec lui afin qu’elle puisse lui donner ses coordonnées. Malheureusement la demeure du principal concerné semble résister aux ondes téléphoniques, la jeune femme ne peut pas contacter Joong-Ho et se retrouve prisonnière de la demeure du malade. Conscient de l’absence de contact, Joong-Ho décide de partir à la recherche de sa protégée et rencontre par hasard Young-Min après une collision entre leur voiture. Découvert, le suspect s’enfuit mais est rattrapé puis passé à tabac par Joong-Ho. La jeune femme est laissée pour morte, mais Joong-Ho et son équipe vont faire tout leur possible (encore que…) pour retrouver son corps ainsi que celui d’une dizaine d’autres femmes enterrées quelque part, suite aux aveux du psychopathe. La « chasse au trésor » connaîtra plus de difficultés que prévu. Après un sympathique buzz au dernier festival de Cannes, The Chaser était clairement attendu au tournant : premiers échos faisant penser que le dernier film de Na Hong-Jin est un hybride du cinéma complexe, violent et stylisé d’auteurs comme Park Chan-Wook, Bong Joon-Ho ou encore Kim Ji-Wun pour ne citer que les plus représentés or Corée. On ne va pas démentir cette donne, The Chaser s’armant effectivement d’une équipe technique plutôt remarquable, entre une photographie aux couleurs peu saturées faisant dans le glauque, une bande-son qui s’exprime plus sur le travail sur le son que sur celui d’une partition entêtante et une interprétation globalement impressionnante, les arguments en la faveur du film ne manquent pas, surtout lorsque le scénario opte pour une narration faite de fausses informations en tout genre, de manipulation jusqu’à en faire perdre la tête aux enquêteurs, bousculant ainsi les codes du polar avec ses inspecteurs officiels. Ici, Joong-Ho s’improvise flic aux méthodes peu orthodoxes rappelant les envolées enragées du détective Park dans Memories of Murder (la comparaison pourrait même aller jusqu’au physique des deux personnes) et son envie de retrouver le corps de sa protégée Mi-Jin le pousse parfois à tabasser tant qu’est plus le criminel. Un criminel qui pourrait très bien se la jouer "met cette putain d’crème dans l’panier" façon Buffalo Bill, collectant les jolies filles pour en faire de la bouillie pour s’amuser. C’est sans doute l’absence de grande justification dans ses actes qui rend le personnage de Young-Min exécrable, surtout lorsque ce dernier passe le plus clair de son temps assis et menotté sur une chaise, l’essentiel du film se passant au niveau de la recherche du corps et plus précisément du lieu des crimes.

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Chose plutôt étonnante, personne ne semble être capable de donner des indices quant au lieu de la planque : une désagréable sensation de vide s’empare des rues étriquées et biscornues du quartier, filmées pendant une bonne partie dans la pénombre, chaque coin semble receler de pièges, la fille de Mi-Jin, co-équipière d’un instant de Joong-Ho en fera hélas les frais. Mais le plus démentiel c’est lorsqu’on sait que le film est une adaptation d’un fait divers, le cinéaste gardant avant tout de ces faits le profil du tueur et son dernier acte qui alerta la police (invitation d’une jeune fille prostituée laissée pour morte, assassinat de deux vieilles personnes innocentes), la suite est traitée avec davantage de personnalité, une personnalité toute « cinématographique » que l’on retrouve notamment au niveau d’une mise en scène parfois inspirée par le hors-champ (l’équipe de détectives assistant à une sévère altercation entre Joong-Ho et Young-Min de l’extérieur de la pièce rien que par le bruit des meubles et des murs heurtés par le corps de Young-Min) et inspirée « tout court » sans atteindre non plus le haut du panier des réalisateurs du pays. Malgré tout, cette volonté de dépeindre une société de manière si sèche et inquiétante relève d’un travail de fond et de forme remarquables, d’une appréciation somme toute personnelle du cinéaste ou alors d’un opportunisme surfant sur les derniers succès d’adaptation de faits divers glauques. Dans tous les cas, The Chaser étonne par sa noirceur moite et par sa violence parfois très poussée (jet de chaise sur la tête, coups de marteaux en pagaille…) finissant hélas par tomber dans la gratuité la plus totale alors qu’il aurait pu s’en passer pour paraître plus crédible : les coups de marteaux laissant échapper des geysers de sang sont de trop, à n’en pas douter, tout comme la dernière demi-heure du film obligeant tout spectateur –à peu près normal- à maudire un tel individu notoire et à en vouloir au cinéaste d’avoir succombé à la tentation de faire du gore pour du gore. Malgré cette impression de complaisance, The Chaser reste un thriller vraiment bien écris, sorte de course contre la montre paradoxalement assez molle, valant pour son excellent duo d’acteurs (dont un hallucinant Kim Yun-Seok) et son ambiance mêlant adroitement réflexion et précipitation. Pas du cinéma d’enfants de cœur, The Chaser aurait même pu faire de l’ombre aux meilleurs films de genre s’il n’avait pas franchit un pas de trop dans la représentation de la violence à l’écran jusqu’à frôler le dégoût. La suggestion ne manque pourtant pas, mais elle tend à disparaître au fur et à mesure que le dénouement du film approche. Certains bons polars démarrent en trombe avant de s’essouffler sur la longueur, The Chaser c’est à peu près tout le contraire.



10 juillet 2008
par Xavier Chanoine


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