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Sex is Zero

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 3.06/5

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33 critiques: 3.17/5



jeffy 3.25 Lourd et sensible à la fois
Junta 4 Excellent teen-movie nageant entre humour et sérieux (notamment l'avortement).
Ordell Robbie 1.5 Pour amateurs seulement...
Yann K 3.5 Une comédie à la fois loufoque et étrange
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Lourd et sensible à la fois

Comédie aux gags lourds mais parfois drôles, sans originalité sur le thème abordé mais qui sort du lot par sa deuxième partie beaucoup plus mélo qui est traitée avec beaucoup de sensibilité et avec de super acteurs. A voir.

01 mars 2004
par jeffy




Pour amateurs seulement...

Réfractaires aux comédies ados trash, passez votre chemin… Vous ne trouverez pas dans Sex is Zero la signature d’un auteur. Vous n’y trouverez pas une mise en scène à la maitrise formelle admirable. Vous n’y trouverez pas non plus de la sensibilité ou du regard de cinéaste. Bref, on n’est pas chez les Farelly Brothers qui savent allier vulgarité trash et ce qu’on attend d’un grand cinéaste. Tout ceci n’empechant pas néanmoins Sex is Zero d’etre un divertissement correct avec une vraie touche asiatique.

Pas vraiment finaud certes. On y mange ainsi du sandwich à la mort aux rats et au sperme frit. On y fait boire aux filles une boisson en forme de superviagra. Embrasser, c’est parfois ici dégueuler. Tout ceci n’est pas classieux loin de là mais fait parfois sourire. La touche asiatique, elle se trouve dans le gout du film pour des ruptures de ton bien négociées. On peut ainsi y passer au détour d’une scène d’un gag trash à un moment plus tendre. Et alors que la première moitié du film a plutot (bien) fait dans le comique trash adolescent, la seconde se fait plus tendre, gentiment romantique et finalement assez touchante. La construction du film est ainsi à l’image de nos garçons qui subissent après leur euphorie de la veille les lendemains qui déchantent.

Car ici la vulgarité ne sert pas à charrier comme dans certaines comédies trash hollywoodiennes une vision politiquement correcte des rapports amoureux. Nos garçons doivent assumer les conséquences de leurs actes. Notamment en soutenant celle qu’on aime dans les moments difficiles. Dans Sex is Zero, les garçons sont faibles, qu’ils soient timides ou qu’ils roulent des mécaniques. Et ce sont les filles qui font face aux conséquences néfastes du comportement masculin et qui remettent les garçons en place. Lorsqu’on leur manque de respect, ces dernières leur administrent une bonne leçon en n’ayant pas peur d’utiliser la manière forte. Le propos vole certes moins haut que du Farelly Brothers mais bon...

Passons désormais aux limites de la chose. Son ouverture en montage alterné est ainsi gerbante de par son usage d’effets de mise en scène mode. Et par la suite ont trouve encore ici et là quelques accélérations clippeuses et des moments où la mise en scène roule des mécanique à coup d’effets tape à l’œil. Heureusement, le film a la plupart du temps cette lenteur rythmique courante dans le cinéma commercial coréen rayon romance ou comédie. Et la scène du spectacle devant le public est également beaucoup trop longue et filmée à coup d’effets clinquants. Quant au score, il fait parfois subir la pire eurodance mais est heureusement le plus souvent écoutable.

Ce genre de grosses erreurs, les Farelly Brothers ne les auraient pas faites. Un réalisateur abusant d’effets mode gache donc les relatives qualités du scénario. En dehors de cela, Sex is Zero est une comédie coréenne se laissant voir. Du moment qu'on est amateur du "genre"...



30 novembre 2004
par Ordell Robbie




Une comédie à la fois loufoque et étrange

Et si Sex is Zero, censé être une réplique coréenne d'American Pie, soit, à vue de nez, un ersatz opportuniste méprisable pour ados, était un film surprenant? Il démontre en tous la capacité phénoménale de la Corée à intégrer un concept occidental, puis à le reformuler avec des mots uniques, qui sont parfois ceux de l'art le plus audacieux. Car Sex is Zero est annoncé comme une comédie ado graveleuse. Mais, dès le générique, sur fond de rock excitant, quelque chose d'autre se joue : le parallèle entre un entrainement de jeunes filles sexy à l'aérobic et les jeux d'alcool des garçons montre les forces en présence pour la guerre des sexes, que la Corée montre toujours de façon particulièrement féroce. Les premières images font une opposition entre l'eau et le feu, le bleu et le rouge. Déjà, Sex is Zero nous raconte quelque chose, ça ne s'annonce pas trop débile.

Pourtant, la première heure est un ramassis de joyeuses idioties. Mais l'idiotie, ça se travaille pour que ce soit drôle. Sex is zero va plus loin que les frères Farelly (le sperme dans les cheveux? De la rigolade, ici on le cuisine...) ou Wayans (mais Sex is zero ne parodie que les films pornos) et à des années lumières des gentils frères Weitz et leur tarte aux pommes. En Corée, tout est violent. Ainsi une fille gerbe son bulgoki (surtout ne pas regarder le film en mangeant) puis, la bave aux lèvres, embrasse pour la première fois un garçon. Poésie. D'ailleurs c'est fou ce qu'ils avalent comme immondices dans ce film, surement parce que la gastronomie est là bas au moins aussi vénérée qu'en France. C'est donc vraiment délirant, avec des facilités et des clichés, mais tout passe.

DescriptionEt puis au milieu du film, un drame pointe. On sentait déjà comme un malaise, quelque chose de grotesque, voire de pathétique, dans ces gags énormissimes. Sex is Zero est en fait, dans la lignée de My Sassy Girl. On y parle quand même d'avortement. Les filles doivent supporter la possibilité d'être mère quand elles n'ont pas de chance, quand les garçons doivent affronter leur fantasmes virils. Avant de baiser l'ennemi éternel (la fille), le héros devra passer l'épreuve de la gentillesse. Il devra prendre soin de la fille qui se remet d'un avortement. Cela fait déjà longtemps qu'on est sorti de la comédie. Et en une scène stupéfiante, Sex is Zero résume presque toute l'idée que la Corée se fait d'un film. Le garçon divertit la fille en lui montrant de quoi il est capable. Il fait le zouave, puis bientôt se flagelle avec des batons, puis il s'entoure la tête de cellophane, puis d'un bas de fille qu'il n'arrive pas à enlever. La scène dure jusqu'à l'étrange. Pendant ce temps, la fille est passée d'un sourire difficile à un torrent de larmes. C'est totalement incongru. Il y aura encore un autre moment étonnant, une autre épreuve pour les deux amants. Un amour facile semble décidémment inimaginable dans un film coréen. La morale n'est pas subtile mais le film dans son ensemble est troublant avec la première partie qui tache en se tapant les cuisses et la deuxième qui sanglotte. L'épilogue, enfin, renvoie à la séquence d'ouverture très trash mais se conclue avec une symbolique, qui, en y repensant, est inouïe pour une comédie : il faut que les amants sautent par la fenêtre pour qu'ils soient heureux. Et, au passage, on est même pas sûr qu'ils arriveront entier au sol. Vive l'amour, dirait l'autre.



06 novembre 2004
par Yann K


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