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Rahxephon

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 2.38/5

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9 critiques: 3.67/5



Arno Ching-wan 2.25 Plus Eve Angeli qu'Evangelion
jeffy 2.5 Déception
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Plus Eve Angeli qu'Evangelion

Encore une animation et une mise en scène à la mode, dans la veine des plans dynamiques amorcés par Macross plus et la série Cowboy bebop. Les œuvres de WATANABE Shinichiro ont une qualité absente de ce nouveau truc : elles ne se la pètent pas. Non mais "Rahxephon"… Pourquoi pas "Xylophone", "Ainsi font-font-font" ou même "Rox et Rouky" ? Tellement évident qu’au jeu Pyramide on n’aurait besoin que d’une brique: « Euh… alors en un: Spasfon ? », « Rahxephon ! ».

Les mecha-designers sous amphetCompliquer les apparences pour faire croire à un contenu intelligent, c’est vieux comme Erode. Appelez un dessin animé « Rahxephon » et vous sentez venir la blague du Groenland. « Pingouin » c’est plus simple comme nom, non ? Nom-non, l’ennemi de oui-oui... En plus il y en a un de pingouin dans Neon Genesis Evangelion. Il décapsule des bières. Pendant que ses potes rament aux pôle nord pour pas se faire bouffer par des morses et pour pondre un œuf par –12000°C dehors (y’a pas de dedans là-bas), lui il boit des bières à Tokyo. Là, Rahxephon veut surenchérir mais rate la marche, l’Empereur ANNO Hideaki esquivant sans peine ces prises de bec perdues d’avance. Alors oui, les Shadocks pompèrent mais Rahxephon aussi, et joyeusement. Du djeuns élu en veux tu en voilà, la copine sympa qui le materne (mais sans pingouin cette fois) et des robots aux designs de plus en plus loufdingues qui flinguent la terre on ne sait plus trop bien pourquoi, et on s’en fiche pas mal. Des trucs mystiques à 2 balles vides de sens viennent compléter le tableau, le travail d'un faussaire qui, pour payer ses impôts, noit le poisson en se servant de chansons mignonnes et de gentils pigeons pour faire joli autour d'un grand rien.

Un bon chara designLes formes ont beau être attirantes (Excellent chara design de YAMADA Akihiro et de KANNO Hiroki), le fond sent nettement le réchauffé. Depuis qu’Evangelion et Lain ont débarqué, c’est l’invasion de vrais-faux pensums tous plus migraineux les uns que les autres. Après on s’étonnera qu'un Goldorak simpliste devienne de plus en plus culte. Les forces de Véga étaient quand même moins casse-bonbons que ces néo-bidules au look moderno-ridicule achevé. Ils ne savent plus quoi inventer comme robot depuis qu’Eve a révolutionné la routine, et quand c’est pas ça c’est du décalco steam punk. Evangelion arrivait à être bouleversant parce que l’enfant Shinji ETAIT bouleversant. Ses faiblesses le rendaient attachant et l’action (efficace) découlait de cette réussite. Ici que nenni, ça a beau partir dans tous les sens, le tout reste désespéremment creux et inhumain. On ne peut même pas reprocher à IZUBUCHI Yutaka de se la péter finalement, il ne fait que remplir le cahier des charges d'une production aux intérêts commerciaux évidents, le mysticisme étant après tout à la mode. Si un spectateur a le temps de regarder cette série, alors oui « ça se laisse voir » comme on dit, et c'est déjà ça. On dit aussi « ça pisse pas loin » quand même, comme un petit pissou de pingouin, qui gèle vite pour disparaître aussitôt.



11 mai 2005
par Arno Ching-wan




Déception

On pourrait croire qu'une série qui s'entame sur l'ouverture des Maîtres Chanteurs à quelque chose à dire, que ce choix est l'indicateur d'un choix scénaristique fort qui entend dire quelque chose. Que neni! Et c'est là que le bas blesse, on s'attend à trouver au fil des épisodes un fond cohérent qui viendrait éclairer l'ensemble, nous faire dire "mais voilà donc où ils voulaient en venir", être content de s'être fait promener pendant 26 épisodes... Mais là, la promenade tourne en rond. Rien ne vient jamais conforter cette soif de compréhension, pire les contradictions du scénario apparaissent laissant le spectateur de plus en plus sceptique et désabusé. Il est tout à fait possible d'avoir une intrigue complexe, de la laisser foisonner au risque de perdre le spectateur et que pourtant la logique intenre de l'oeuvre soit suffisamment forte pour que dans un processus de coagulation tout ce qui avait été donné à voir finisse par former un tout organique comme dans Serial Experiments Lain. Ici rien de tel, la complexité manque de volume, d'espace, tout ça reste trop linéaire. On ne peut même pas se rattraper sur l'humour qui est absent de la série. Certes le trait du dessin est précis, la colorisation plutôt bonne mais la musique qui pourtant aurait pû servir de support fort est trop inconstante, passant trop facilement à l'arrière-plan pour revenir tonitruante quelques instants après.

Reste-t-il une raison de voir cette série? Oui, il y en a une et pas là où on l'attendait! Car finalement Rahxephon, c'est surtout une très belle histoire d'amour. Une de ces grandes histoires qui font rêver et ne peuvent laisser insensible. D'ailleurs les romances des autres couples sont également relativement bien traitées. Curieux de voir une série qui se serait voulue supérieure à Evangelion dans sa reflexion intellectuelle rachetée par une histoire d'amour toute simple. Ce n'est pas là la moindre contradiction de cette série qui en surprendra plus d'un mais peut-être pas dans le sens qu'il attendait.



18 juillet 2005
par jeffy


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