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Le Repas

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 4.12/5

vos avis

16 critiques: 3.77/5

visiteurnote
zybine 3.5
Toxicguineapig 2
Pikul 3.5
Omerieux 3.5
Mounir 4
Miyuki 3.75
Maggielover 4
k-chan 4.75
hkyume 4
Hidelirium 4
Cuneyt Arkin 4
bazdebaz 4
Bastian Meiresonne 4
Bama Dillert 3.5
Anel-kun 3.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Eloge de la servitude volontaire ou desperate housewive version 1951

Setsuko Hara s'ennuie. Son mari, pas méchant au demeurant, la traite en bonniche ; native de Tokyo, elle s'ennuie à Osaka ; elles masque à ses amies, qui la croient comblée, ses désillusions. Arrive la nièce de son mari, jeune allumeuse en fuite, qui en s'installant dans le foyer, donne à Setsuko le courage de fuir un temps celui-ci. Le film conserve un grand charme en dépit de ses limites. Certaines pistes sont esquissées (le boursicotage du mari, les amours passées de setsuko, l'absence d'enfant) sans vraiment être approfondies; les seconds rôles sont un peu faibles. Restent quand même la petite musique narusienne et une prestation exceptionnelle de Setsuko Hara.

11 décembre 2006
par zybine


C'est joli, n'est-ce pas ?

Naruse est un grand producteur de série, un sauveur comme pouvait l'être W. S. Van Dyke II durant l'âge d'or de Hollywood. C'est un homme dont la mobilité de caméra est un merveilleux exemple du mimétisme technique qui a hanté toute l'Asie dans sa tentative de s'approprier un médium dont elle n'aura de cesses, en même temps, de proclamer l'hétérogénéité par rapport à elle. Naruse est un étranger dans son propre élément. Un étranger qui circule, qui écrit de délicates histoires dont les visages et les paroles sont différents, mais qui au fond auraient tout aussi bien pu être incarnés par Ingrid Bergman ou Joan Crawford, Humphrey Bogart ou Clark Gable. C'est pour cela que Naruse fait de belles histoires. C'est pour cela que Le repas est une belle histoire. C'est un film de série qui déroule les mécanismes de la série dans toute la pureté d'assomption de son statut. C'est un film libre dans un monde de contraintes. Certains voulaient le comparer à Ford. Ce n'était peut-être pas si faux.

16 décembre 2002
par Maggielover


Le repas du guerrier

Naruse est définitivement un très grand réalisateur totalement sous-estimé. Ses oeuvres sont difficiles à voir, son nom n'est rarement cité et il est quasi-inconnu du gros de la critique et du public international. Pourtant ses (tardives) oeuvres sont d'une parfaite maîtrise absolue et il n'avait de pareil pour décrire les petites choses du quotidien sans grands effets, mais avec une méticulosité du détail réaliste, qui laisse pantois. Tel ce "Repas". Si peu de choses s'y passent et pourtant...les personnages sont décrits avec minutie, leurs comportements troublants de vérité. Situé dans les immédiates affres de l'après-guerre, Naruse dépeint avec justesse la difficile vie au quotidien d'une nation alors en pleine restructuration; même ses quelques visites "guidées" d'Osaka et Tokyo sont un rare témoignage des villes de l'époque (Tokyo est méconnaissable par rapport à la vision futuriste que nous avons de cette ville de nos jours). Tout en douceur, il dépeint le banal quotidien d'une femme, littéralement "emprisonnée" dans le rôle d'une femme captive de son mariage. Enviée par certaines copines esseulées, elle n'est pourtant pas heureuse à répéter inlassablement les mêmes gestes jour après jour. Telle une Madame Bovary - l'ironie et la mesquinerie en moins - elle se rêve une autre vie. L'élément perturbateur en la personne de la nièce frivole bouleverse les habitudes données : le mari se re-découvre la passion, qu'il avait dû témoigner à sa femme à leurs débuts, alors que son épouse se remémore son insouciance et ses folles années de jeunesse "gâchées". Aucun coup d'éclat à attendre, un simple constat qui se terminera de la manière la plus réaliste du monde (contrairement au roman adapté, resté inachevé) et où tout reprendra son cours banal. Ou, comme le pense l'héroïne, "Côte à côte avec cet homme, ensemble avec cet homme, je vais vivre en cherchant le bonheur". Lénifiant !

07 juin 2005
par Bastian Meiresonne


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