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J'ai envie d'aller au loin: mon Shimokita

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1 critiques: 3.25/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 3.25


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Bain de jouvence

Un petit délire sans conséquences entre les – sans aucun doute – éprouvants épsiodes de al série des "Soldats disparus" et avant le magnifique "Pirates de Buban". Réalisé dans le cadre de l'émission populaire "Toku e Ikitai" ("J'ai envie d'aller au loin"), Imamura se met pas mal en scène pour entamer un pèlerinage…bien à son goût pour honorer l'esprit des ancêtres. En même temps, le générique de l'émission originelle annonce pas mal la couleur: en plein hippisme post-soixante-huitard, une musique baba-cool voit courir dans la plaine des jeunes japonais bien dans le vent, les vêtements typiquement sixties. En fin de générique, un curieux mouvement de va-et-vient de la caméra vers une fille gémissante est sujet à pas mal d'interprétations… D'autant plus sobre paraît du coup un voyage pépère du père Imamura dans un train le long de la mer (récurrence de l'eau dans l'ensemble de ses œuvres), où il taille la bavette ne compagnie d'une petite vieille. Arrivé au pied du mont Osorezan, il explore les environs, blague pas mal en compagnie des autochtones, avant de se joindre au pèlerinage d'un groupe exclusivement constituée de vieilles dames, qui trouve son apogée en une harmonieuse soirée de chants anciens. Pour se remettre d'autant d'émotions, Imamura s'en va se faire enfermer en une curieuse demeure en compagnie de deux geishas manqués, terriblement gênées par le comportement un peu balourd du bonhomme et la présence de la caméra. C'est qu'il lui fallait une bonne nuit de sommeil, au père Imamura, avant d'entamer son pèlerinage à bord d'un scooter des neiges l'amenant directement au temple des ancêtres dans les hauteurs enneigés du Mont Osorezan. Une méditation plus loin, le cinéaste s'introduit par une petite fenêtre entrouverte dans un bain public pour s'adonner à un moment de volupté dans ce monde de brutes… Bref, un guide bien léger pour des routards en manque de sensations et très certainement plutôt à prendre au second degré. Si des thèmes chers à la filmographie du réalisateur sont bel et bien présents (les divinités rurales, les "hôtesses", la population des terres,…), plus inhabituel est la présence du réalisateur lui-même n'arrêtant pas de se mettre en scène. Bonhomme un brin rondouillard à l'œil pétillant et la moustache fièrement dressé, il semble prendre un excellent temps dans ce coin reculé de la terre. Le seul point faible serait peut-être ce sentiment "d'intrusion forcée", qu'il avait si bien réussi à éviter dans ses autres documentaires (ou docu-fictions), qui permettait de ne pas "envahir" ses personnes interrogées et surtout de créer une distanciation nécessaire avec ses sujets. Cette fois, il semble carrément se moquer de certaines personnes, qui enlève beaucoup au comique de situation, car trop nombriliste pour vraiment remporter l'adhésion. Il n'empêche que de voir un tel cinéaste "à l'œuvre" reste un moment assez unique pour passer à côté.

14 octobre 2006
par Bastian Meiresonne


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