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Je suis un cyborg

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les avis de Cinemasie

5 critiques: 2.35/5

vos avis

37 critiques: 2.89/5



Xavier Chanoine 3.5 Des idées incroyables. C'est ok, même si cela manque de fond.
Ghost Dog 3.25 Vol au-dessus d’un nid de foufous
Tenebres83 2.5
Aurélien 2 Absence de fond
Ordell Robbie 0.5 Humour lourd, "audaces" gadget et influences mal digérées.
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Des idées incroyables. C'est ok, même si cela manque de fond.

L'un des plus gros évènements du festival de Deauville, rendant hommage à Park Chan-Wook, était bien entendu la projection de I'am a cyborg, but that's ok! le dernier film en date du cinéaste de génie. Finalement, et malgré l'excitation ambiante (présence du réalisateur), son long-métrage ne fera pas l'unanimité, pire même, il ne l'a fait tout simplement pas. Si j'ose évoquer pareille donne, c'est que derrière sa réalisation exceptionnelle se cache un fond tellement léger qu'il ne semble vivre uniquement parce que Park Chan-Wook est impliqué à fond dans le projet (scénario, réalisation et production) et que son talent évident fait la différence. I'am a cyborg... bien que parfois absolument tordant, révèle en fait une fragilité scénaristique telle qu'il semble évident que les qualités du métrage ne reposent que sur son emballage pétaradant.

L'histoire est simple et met en scène une jeune anorexique internée dans une hôpital psychiatrique qui se prend pour un cyborg et dont un homme (tout aussi allumé) fera tout pour qu'elle guérisse en usant de stratagèmes variés pour qu'elle daigne manger. I'am a cyborg... s'arrête donc là, à ce stade, et ne fonctionne que par son accumulation dingue de saynètes drôlissimes. Cela faisait longtemps qu'on n'avait vu pareil divertissement coréen, voir divertissement mondial, la réussite due à une dynamique impressionnante jamais prise à défaut sur une grosse heure, enchaînant les gags gras mais irrésistibles avec une facilité déconcertante. On ne connaissait pas Park Chan-Wook aussi imaginatif et inspiré dans la loufoquerie tant aucune scène ne se ressemble et ce malgré un cadre unique, à savoir un asile et ses jardins. On n'ira pas plus loin, sauf lorsque l'on parcourt l'esprit dérangé des internés : massacre de patients à coup de doigts mitrailleurs (lourd de sens, dans le fond), personnages tous plus cinglés les uns que les autres, grand-mère attachée à un élastique sorti du ciel, personnages minuscules, lits volants et coccinelles géantes, tout est prétexte à la surenchère loufoque, parfois proche de tomber dans le vulgaire (patients traités de façon ridicule).

En définitive, I'am a cyborg... demeure une oeuvre tellement imparfaite qu'elle m'a d'autant plus touché. La faute sans doute à vingt minutes de trop et à un essoufflement notable en cours de route, rien de plus normal quand on voit avec quel punch le film se déroule : mise en scène sublime dotée de solutions visuelles sidérantes, choix des cadres typiques du cinéma de Park Chan-Wook, bonne utilisation de la caméra HD (une première pour un film coréen) dévoilant une multitude de détails et autres transformations visuelles bien adaptées à l'esprit décalé et poétique de l'oeuvre. Un véritable monde qui ouvre ses portes pour nous, une attraction d'1h40 forcément festive.


Esthétique : 4.5/5 - Un style, une vraie franchise estampillée PCW. J'en redemande encore et encore.
Musique : 4/5 - Cho Youn-Wook livre une composition à nouveau en total décalage avec l'univers. Dansons!
Interprétation : 4/5 - Lim Soo-Jung est méconnaissable. Des personnages très colorés et délirants.
Scénario : 4/5 - Si les idées farfelues ne manquent pas, l'histoire n'a rien d'original.



17 avril 2007
par Xavier Chanoine




Vol au-dessus d’un nid de foufous

On attendait Park Chan-wook au tournant après son hallucinante trilogie de la vengeance. Le résultat est à mi-chemin entre Tim Burton, Amélie Poulain, le Vol au-dessus de coucou de Milos Forman et le Citizen Dog de Wisit Sasanatieng : une comédie à la fois hilarante et colorée, qui recèle 1 idée de mise en scène ou de situation à la minute, située dans un univers onirique et joyeux malgré sa dimension carcérale (un asile de fous) et sa dimension humaine difficile (des cas psychotiques quasi-irrécupérables).

Je suis un cyborg part sur les chapeaux de roues, avec un générique d’anthologie et une présentation des patients de l’hôpital culte, presque aussi drôle que l’introduction de Borat dans son petit village kazakh. Avec un tel rythme imposé d’entrée, on se doutait bien que Park ne tiendrait pas la distance tout le long. Et en effet, le film ralentit dans sa deuxième partie, tourne en rond, patine. Park n’est clairement pas convaincu par son histoire d’amour qu’il clôt un peu en queue de poisson sous la pluie, mais prend par contre beaucoup plus son pied en exploitant les délires de son personnage féminin lors de ses crises destructrices de cyborg où elle explose tout ce qui bouge.

Si le film est globalement un peu décevant alors qu’il contient pourtant d’excellentes plages de divertissement pur, c’est peut-être parce qu’il est un film charnière dans la filmographie de Park, un cinéaste important qui cherche un second souffle après avoir atteint la reconnaissance mondiale. Et peut-être était-ce le message qu’il voulait faire passer lors de la présentation de son film à Deauville, en appelant la critique et les spectateurs à le considérer maintenant comme un jeune premier !



17 avril 2007
par Ghost Dog




Absence de fond

Je suis un Cyborg est une comédie déjantée où le réalisateur coréen laisse libre cours à son imagination débordante. Constitué d’un ensemble de saynètes plus ou moins drôles, le film souffre d’une absence de fond que le travail de mise en scène ne parvient pas à dissimuler. La forme, qu’il est impossible de ne pas évoquer dès lors que l’on parle d’un film de Park Chan-wook, prend une nouvelle fois le dessus et confirme la propension du cinéaste à miser avant tout sur ses effets de style. La surenchère est de mise, jusqu’à l’étouffement, ce moment où l’on réalise que l’auteur n’a pas tant de choses à dire que cela et que ses effets, malgré une certaine virtuosité, sont loin de servir ce conte certes coloré mais finalement bien vide.



17 avril 2007
par Aurélien


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